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22.01.2006
Nocturne

J’eusse préféré prendre de la ciguë
Plutôt que de surprendre vos relations ambiguës.
L’humanité m’en aurait voulu de perdre la boîte de Pandore
Sur les travers de vos courbes brumeuses d’encens et d’or.
La terreur m’étreignit et je jetai aux orties
Ma couronne, désormais flétrie, de lauriers rosis…
L’arrogance vint, vit, vainquit et me convainquit.
La vengeance pactisa avec le malin et me séduisit.
Sous un ciel nébuleux naquit un plan lumineux et machiavélique.
Satan afficha sa satisfaction dans une grimace angélique.
Me prenant toujours pour un fin stratège qui montait au front,
Mon orgueil me précipita dans les eaux profondes de l’Achéron.
Le démon du paradis pénétra mon esprit de manière pieuse.
Sur moi déferla un torrent de paroles mielleuses,
Je bus la dernière goutte de cette coupe pleine,
Je m’enivrai du flux virtuel que je pompai à perdre haleine.
Je léchai, pure gourmandise, ces mânes providentiels
Suçant la moelle de cette chair spirituelle.
Dans une frénésie qui provoquait une inexprimable envie
J’oubliai celui qui m’avait guidé dans ce site de folie
Indolent pervers, tu piégeas dans tes filets dédaléens
Le navigateur attiré par la sombre lueur de tes chants païens.
Ténébreux brasier, tu brûlas les ailes de l’ange déchu
Que tu butinas pour, de ton nectar, infiltrer le fruit défendu.
Ainsi je fus de ton feu une flamme éprise
A tout jamais cinglée par ta cuisante emprise…
Mes cendres grisées par une paresse d’illusions,
Je pensai revenir à la vie, purifiée par des ablutions.
Plutôt que de surprendre vos relations ambiguës.
L’humanité m’en aurait voulu de perdre la boîte de Pandore
Sur les travers de vos courbes brumeuses d’encens et d’or.
La terreur m’étreignit et je jetai aux orties
Ma couronne, désormais flétrie, de lauriers rosis…
L’arrogance vint, vit, vainquit et me convainquit.
La vengeance pactisa avec le malin et me séduisit.
Sous un ciel nébuleux naquit un plan lumineux et machiavélique.
Satan afficha sa satisfaction dans une grimace angélique.
Me prenant toujours pour un fin stratège qui montait au front,
Mon orgueil me précipita dans les eaux profondes de l’Achéron.
Le démon du paradis pénétra mon esprit de manière pieuse.
Sur moi déferla un torrent de paroles mielleuses,
Je bus la dernière goutte de cette coupe pleine,
Je m’enivrai du flux virtuel que je pompai à perdre haleine.
Je léchai, pure gourmandise, ces mânes providentiels
Suçant la moelle de cette chair spirituelle.
Dans une frénésie qui provoquait une inexprimable envie
J’oubliai celui qui m’avait guidé dans ce site de folie
Indolent pervers, tu piégeas dans tes filets dédaléens
Le navigateur attiré par la sombre lueur de tes chants païens.
Ténébreux brasier, tu brûlas les ailes de l’ange déchu
Que tu butinas pour, de ton nectar, infiltrer le fruit défendu.
Ainsi je fus de ton feu une flamme éprise
A tout jamais cinglée par ta cuisante emprise…
Mes cendres grisées par une paresse d’illusions,
Je pensai revenir à la vie, purifiée par des ablutions.
09:20 Publié dans Poèmes | Lien permanent