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22.01.2006

Que la lumière soit



Mon amie la muse, tu expires de ton trop plein d’art

La brume obstruant l’entrée de ma crypte d'écume.

Mon amie la muse, dissous de ton brillantissime phare

L’écueil sombre et mortel de mon océan posthume.


Si tu voulais être le berger, je serais la brebis

Qui cesserait d’errer dans la vallée de l’oubli.

Le prisonnier ne suivrait-il pas la gardienne de la nuit

Si elle délivrait son âme captive du donjon maudit ?



Et si tu me transportais sur le mont Olympe, je serais Jason

Qui, te couvrant de l’or fluide de sa toison, te sacrerait Junon.

Mon amie la muse, réchauffe–moi de chastes baisers impérieux

Et telle une impudique vestale, j’entretiendrai ton feu vertueux.



Mon amie la muse, enveloppe-moi du brasier de tes inspirations

Et moi, Prométhée, je jure de briser mes chaînes et libérer ma passion.


Meresger

15:30 Publié dans Poèmes | Lien permanent