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20.01.2006

Silence net



Mon signal n’est plus capté par la virtualité

Et je sens se détruire en moi les barrières,

Qui protègent le délire de mes jeux solitaires

De la réalité à laquelle je voudrais échapper.

Transie d’un froid glacial se meurt mon âme de poète,

Les soirs où la déconnection t’emporte loin de ma planète.

Qui a osé censurer nos transes ?

Appelez-le et je laverai l’offense !

Qui a éteint le brasier incandescent

De celui que j’avais pris pour amant ?

Mes annonces restent sans réponse

Pourtant je suis tenace : jamais je ne renonce !

Je m’acharne, je continue sans cesse

Cette quête d’absolu dans une pesante tristesse.

Une nuit j’ai entendu, légers, les parfaits accords…

Cette musique m’accompagnera au champ de la mort.

Que de fois ai-je patienté en vain !

Que de fois ai-je erré sur cette toile sans fin !

Je vois défiler sous mes yeux des noms inconnus

Espérant, dans cette cacophonie retrouver celui qui m’a tant ému.

Qui se cache derrière les visages sans teint de ce miroir opalin ?

Sous quels cieux lumineux s’est envolé cet air mutin ?



Meresger

01:10 Publié dans Poèmes | Lien permanent